Histoire d’Honnecourt de 670 à 1396

670 : Honnecourt s’appelle Hunulphi Curtis qui veut dire «  La maison d’Hunulphe » du nom d’un ancien Vicking qui remontant l’Escaut s’était installé à cet endroit.

C’est un village de paysans de Neustrie  entouré de vastes forêts et sous la « protection » d’un puissant seigneur chrétien appelé Amalfride.

Amafride confie une de ses villas à des moines Irlandais pour créer une abbaye double d’hommes et de femme sous la regle de Saint Colomban.

Cette abbaye est dédiée à sainte Marie et à Saint Pierre

Il met l’abbaye sous la protection de Saint Bertin disciple de saint OMER eveque de Thérouanne. Cette donation fut signée à Vermand.

Il impose que sa fille AURIANE soit l’abbesse dirigeante de l’abbaye double.

Comme Auriane est trop jeune pour diriger les  vierges Sainte Valérie  assure la régence. Elle est la niéce de LIEPHARD l’archevêque de Cantorbery.

882 Les normands descendent l’Escaut et détruisent toutes les abbayes dont l’abbaye Saint Pierre d’Humilcourt ( Honnecourt)

911 ODON chatelain de Cambrai restaure les bâtiments et installe des religieuses

FULBERT évêque de Cambrai de 934 à 956 fait transporter à Honnecourt les reliques de Saint LIEPHARD, de Sainte Valérie et de saint Polline.

A l’arrivée des reliques 3 aveugles, un paralytique et de nombreux malades guérissent spontanément.

953 Les Hongrois ravagent nos contrées et l’abbaye est incendiée.

Gerard II évêque de Cambrai fait reconstruire l’Abbaye et la place de la règle stricte de Saint Colomban à l’ordre de Saint Benoit ou ordre bénédictin  plus souple.

La devise est ORA ET LABORA : Prie et travailles

« Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l’on y trouve tout le nécessaire : de l’eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu’on puisse pratiquer les divers métiers à l’intérieur de la clôture. De telle sorte que les moines n’auront pas besoin de se disperser au-dehors, ce qui n’est pas du tout avantageux pour leurs âmes3. »

L’abbaye est composée d’hommes uniquement. La règle bénédictine s’assouplit encore les moines travaillent dans les champs au côtés du monde rural.

1112  Bernard de CLERVAUX n’apprécie pas ces assouplissements et rejoint l’abbaye de Citeaux qui pratique la stricte observance des règles Bénédictines de l’origine.

Il fonde un nouvel ordre appelé Cistercien

1132 Hugues d’Oisy chatelain de Cambrai fonde une abbaye Cistercienne à Vaucelles à la demande de Bernard de Clervaux

1180 Isabelle de Hainaut se marie au roi des Francs  Philippe Auguste et apporte en Dot Honnecourt , Banteux  et la région d’Arras Bapaume et St Omer

1190  La seigneurie d’Honnecourt entre dans le patrimoine de Lucie d’Honnecourt, épouse de Jean de Villers .Le couple se monte très généreux envers les religieux de Vaucelles

1190  Début de  la construction d’une immense église abbatiale en pierres : notre dame de Vaucelles, à la place de la précédente , en bois, détruite par un incendie

Elle a l’ambition d’être la plus grande église Cistercienne d’Europe.

1202 Jean de Villers seigneur d’Honnecourt  avant de partir en croisade donne à l’église de Vaucelles des terres marécageuses sur le territoire de Banteux

L’abbaye bénédictine d’Honnecourt encourageait tous les arts mécaniques : Les professions de tailleurs de pierre, de tanneurs, de tisserands, de drapiers, de forgerons, de chaudronniers, d’orfèvres.. mais aussi d’architectes.

Des convers, simples laïcs vivant aux côtés des moines  sont chargés des travaux agricoles et manuels, et des affaires séculières du monastère.

C’est dans cet environnement qu’eut lieu l’apprentissage de Villard de Honnecourt.

1215 Gautier de HEILLY épouse Lucie de Honnecourt devenue veuve

Le bourg abbatial de Honnecourt dispose d’importantes fortifications avec plusieurs tours et portes en particulier La tour aux chiens, La tour de la porte et la porte poulailler

1250 Une autre Lucie de Honnecourt se marie avec Jean III de THOUROTTE  d’une prestigieuse famille des comtés de Champagne

Ils auront une descendance prestigieuse :

Raoul de Thourotte deviendra archevêque de Lyon

Robert de Thourotte occupera le siège épiscopal de LAON

1281 Jean IV de THOUROTTE sera Chevalier Sire d’Honnecourt

1317 Jean V de THOUROTTE  confirme les donations faites par ses ancêtres à Vaucelles

1339   Début de la guerre de cent ans.

En septembre 1339, l’armée du roi Édouard d’Angleterre assiège Cambrai et commet de nombreuses exactions dans le Cambrésis. Les villages de Masnières, de Marcoing, de Villers-Outréaux, d’Épehy  sont ravagés par les Anglais qui

« enforchois femmes gisant d’enfans, femmes mariées et bonnes filles, et aux josnes enfants copoient à l’ung un pied, à l’autre ung poing, à l’autre les oreilles, aux aultres le nez, et à aulcuns cervoient les yeux et disoient ché pour che qu’il vous souvienne que le roy d’angleterre et les anglois ont esté en cambrésis » (FROISSART)

 En octobre 1339 les anglais atteignent Honnecourt où toute la population environnante s’était réfugiée à l’abri des remparts et protégée par les moines.

L’abbé d’Honnecourt était ingénieux et plein d’audace guerrière plein d’audace .

Il fit construire à l’extérieur des remparts  devant la porte d’en haut une barrière de poteaux espacés de 15cm.

Il disposa tous ses gens aux guerites munis de pierres, de chaux et de l’artillerie nécessaire

Quand les 500 assaillants précédés de leur chef   se présentèrent , le seineur abbé se plaça entre la barrière et la porte d’entrée de la ville

Le combat s’engagea. Les chefs sont en première ligne. Les ennemis distribuent des coups puissants et dangereux par les fentes des barrières.

Le seigneur Abbé , fort et puissant, empoigna la lance du seigneur ennemi l’attirant de toute ses forces. Celui-ci ne voulait pas lâcher et était bloqué contre la barrières.

Les compagnons respectifs tirent leurs chefs de chaque coté de la barrière…

Finalement le seigneur ennemi est blessé, et lache sa lance qui reste entre les mains de l’abbé.

Les ennemis battirent en retraite et l’abbé conserva longtemps la lance comme trophée dans une salle de l’abbaye.

1396

le duc de Berry, frère de Charles V, épouse la veuve du chatelain d’Honnecourt et hérite des fiefs qui y sont rattachés  : Banteux, Bantouzelle, Gonnelieu, Lesdain, Sérévillers, Flesquières ainsi que 268 Maisons et pièces de terre su situant dans la seigneurie d’Honnecourt

Le chatelain perçoit les péages à l’entrée de la ville et des taxes sur la vente de Vin, pain Bières Bestiaux Produits de la pisciculture, Fauchages, etc

Il dispose de la haute moyenne et basse justice. Il est garde des religieux de Honnecourt